7 Jan
2011

Bilan du piégeage

Sur 4 pièges-cages amorcés et appâtés du samedi 4 décembre au vendredi 17 décembre 2010, pour un total de 52 nuits-pièges (4 pièges x 13 nuits), ont été pris : 1 hérisson, 5 chats et 2 geais.

Pour le renard, le succès de capture étant nul, malgré la présence avérée de traces (empreintes et fécès identifiés sur le site pendant les relevés), il faudrait envisager un plus grand nombre de pièges-cages répartis sur plusieurs sites et relevés sur une plus longue période. D’autre part, si les autorisations préfectorales le permettaient, il serait préférable de changer la méthode de capture et d’utiliser des collets à arrêtoirs qui semblent donner les meilleurs résultats en piégeage de renards. De plus, il semblerait d’après les observations des forestiers travaillant dans le Bois de Vincennes, que la population de renards sur le Bois ait diminué ces dernières années, et que celles-ci soit désormais réduite à un faible nombre d’individus, ce qui diminue d’autant plus les chances de capture.

Si vous souhaitez télécharger le document (word) réalisé par la docteur en éco-éthologie Caroline Henry, c’est ici.

Si vous souhaitez télécharger les aventures de Vulpes vulpes sur Google earth, vous pouvez charger le fichier ici.

De plus, nous vous invitons à faire part de vos témoignages à propos de ces Renards qui peuplent Paris.

1 Jan
2011

1 Janvier

Libre !

Comme le stipule l’article 6 de l’autorisation délivrée par la préfecture de police de Paris, la période de piégeage s’est terminée le 31 décembre. Elle n’a durée qu’un mois.

Aussi, j’attend avec plaisir les retours de la docteur en éco-éthologie Caroline Henry concernant son analyse du terrain et du déroulement du piégeage afin de vous faire part de nos réussites. Ce que nous pouvons déjà dire et les chasseurs parmi-vous nous le confirmerons, c’est qu’il était difficile en un mois de piéger Goupil. Il semblerait qu’il ait migré de domaine et certainement fuit nos odeurs. Vulpes vulpes continue à entretenir sa légendaire réputation d’animal rusé. En tous cas, ce canidé est plus inquiet que le petit fauve.

Malgré les 9 mois de patience pour avoir les autorisations de piégeages et la réalisation de celui-ci durant le seul mois de décembre, nous n’avons pas eu de renard, nous ne les avons pas équipé de colliers GPS et nous n’avons donc pas de coordonnés GPS de leurs positions à Paris. Tampis. Il n’a pas été au rendez-vous malgré tous nos efforts. Nous sommes allés au bout de nos engagements et au plus près de lui ou elle. Les renards parisiens restent libres, sans bracelet électronique et autre carte sim.  Nous, nous sommes heureux du chemin parcouru. Que dire de cet univers végétal emballé par les cristaux de décembre et transformant quelques matins en canevas pour de naturel dripping ? La nuit orange de Paris qui ressemblait a un fantôme roux ne me consolait pas des lapins posés par Vulpes vulpes. Cependant, je m’amusais des mondes qu’ils nous faisait traverser. Sans lui, pas de rencontre avec des personnes formidables comme Michel Neff, Caroline Henry, Sylvie Laidebeure, Romain Jacquet…  Les amours de Vulpes vulpes à Paris, nous ont conduis à surprendre une chouette, un jeune hérisson, des énormes chats, deux beaux geais et même des jeunes girafons… Les renards parisiens, même absents, sans coordonnées gps, nous inspirent encore le goût d’aller vers l’autre, encore, faut-il partir à l’aventure même à côté de chez soi.

Bientôt, je vous ferai part un peu plus formellement de tous ces affects.

Merci à Julie et Clément pour leurs petites douceurs :

31 Dec
2010

Nouvelles années

L’année internationale de la biodiversité se termine et les espèces trépassent. Bonnes années.

30 Dec
2010

Vides

Décembre, ils ne se laissent pas prendre.

Voilà quelques pièges vides pris avec la camera du téléphone portable de Caroline Henry durant ses relevés opérés chaque matin et soir du 13 au 20 décembre. En raison des congés pour les fêtes de fin d’années, sans parler des difficultés météorologiques ou des contraintes budgétaires, il nous était impossible d’organiser des relevés durant ces derniers jours.

16 Dec
2010

En attendant l’avis du Docteur

Caroline Henry est sur le terrain et relève les pièges. Son compte rendu des relevés arrivera la semaine prochaine.

Avant mon retour à Lyon, Michel Neff m’avait conseillé de voir et revoir “Les bestiaires de Paris”. C’est un documentaire réalisé en 2000 par Gérard Jumel et produit par JOUR J production. Grâce à ce travail de témoignage qui rassemble les plus grands spécialistes de la faune sauvage urbaine, nous avons la chance de voir les images d’un renard en mouvement.

Vous trouverez des informations sur le site de Jour J production.

Les vidéos de Florent Tillon rendent compte des lapins de rond points et autre shrink-city comme Detroit. De la domestication au sauvage, il n’y a qu’un pas.

http://florent-tillon.fr/

15 Dec
2010

Missive 3

Voilà plus d’une semaine que nous avons enfin eu l’autorisation de passer à l’action après une série de rebondissements administratifs. Nous sommes sur le terrain et le plan d’action est définie à la minute avec tous nos partenaires et amis.

Le projet VULPES VULPES était comme un Lion dans ses rets de papier attendant son rongeur libérateur. Nous marchons maintenant dans la neige. Aujourd’hui comme hier, nous précèdons le jour pour faire ces relevés et la nuit tombée nous faisons de même. Chaque fois, nous marchons jusqu’à la station, rentrons dans la bouche de métro, ensuite le vélo devient notre monture nocturne jusqu’au lieu privilégié pour la capture. Les boîtes à fauves sont amorcées. Nous préparons le menu : hareng fumé, tête de coq, gesier, os et reste de sushi de saumon… D’aillieurs, nous remercions les illustres bouchers- charcutiers de Vincennes pour leurs gentillesses et leurs dons de morceaux.

L’heure tourne, « Naturel brut » et l’année internationale de la biodiversité se termine et alors que le feu des projecteurs s’éclipse, le vivant s’affaire. Vers la fin de l’automne, les renardeaux devenus grands quittent le domaine familial et font parfois des kilomètres à la recherche d’un nouveau territoire où s’établir. Mais attention, comme pour nous à la sortie des boîtes de nuit, les accidents de la route ont souvent raisons de leurs aventures. En hiver, les couples de renards se forment pour quelques semaines. Ils vont s’accoupler plusieurs fois durant l’oestrus de la femelle. Ils se réchauffent et parfois se reproduisent. Nous sommes au rendez-vous avec Vulpes vulpes et si ce dernier se laisse attraper, nous pourrons suivre ses périples urbains.

Décembre, l’approche est en cours. Pour plus d’informations nous vous convions sur le blog : www.vulpevulpe.com puis cliquez sur le coeur. Pour ceux qui ont un légendaire téléphone intelligent : mobile.vulpevulpe.com

Pour télécharger la missive 3.

13 Dec
2010

Hérisson

Des nouvelles du docteur en eco-ethologie Caroline Henry.

13 Dec
2010

Relevé 19 : relais

Caroline Henry prend le relais. Après une semaine sur le terrain, les renards ne sont pas des chats et Vulpes vulpes continue…