Milieu

17 Oct 2010 by admin, No Comments »

Lieu commun :

Paris grand ! Paris musée ! Paris concentré ! Mais Paris vivante… surtout aux endroits affranchis de la gestion. Cette ville totale ne semble plus avoir besoin d’être présentée. Mais dans ce climat océanique dégradé, où la topographie révèle des collines sous le manteau de toit gris que le métropolitain fait oublier, l’urbain fantasme. Cette cuvette dans le bassin parisien, aujourd’hui, passe des strates aux trames, et, au fil de l’eau, la Seine modèle toujours ses rives.

Singulier :

Parfois hors du contrôle, la biodiversité fait son lit. Malgré les dérives psycho-géographiques, les Bretons, les catacombes, les grandes explorations ou les petites révolutions, malgré toutes ses lumières, à Paris il nous est difficile d’y voir clair dans le jeu du vivant. Par exemple, la petite ceinture devient un couloir des miracles où le marginal croise l’indigène Pipistrelle.

Vincennes :

Le terrain d’étude est centré sur les bois de Vincennes. Le parc est de 995 hectares. Il réunit des équipements (hippodrome, vélodrome, écoles, ferme pédagogique, …), plusieurs lacs artificiels, différentes essences d’arbres. Il fut un terrain de chasse des Rois, un champ de tir et d’entrainement militaire après la révolution, puis à la guise de Napoléon III, Alphand esquissait, creusait et plantait, ce que, aujourd’hui, le site web des bois de Vincennes décrit comme le poumon de Paris (http://www.boisdevincennes.com) .

Habitat :

Des terriers de renards sont localisés dans les bois de Vincennes. Le parc n’est pas clôturé, ce qui permet à Vulpes vulpes de se mouvoir la nuit et peut être même de rejoindre les Buttes-Chaumont, via la petite ceinture.

N’ayant pas de données précises sur les renards parisiens et la manière dont ils se meuvent, ce projet soulève des questions sur la place de ces prédateurs dans cette ville. Grâce à ces 2 individus en liberté surveillée, nous pouvons analyser des interactions.

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