27 Oct
2010

Missive 2

Voilà plus de deux semaines que LA lettre fait son chemin jusqu’à nous. Avec l’équipe, nous définissons alors le plan d’action si un renard mord à l’appât. Le projet VULPES VULPES prend place sur le terrain.

Comme l’écrit très précisement le philosophe Loïc Fel dans son livre « L’esthétique verte » : « Nous devons envisager une relation directe avec les objets naturels », ainsi nous réalisons ce rapport immédiat aux renards pour vivre une expérience. Jusqu’à maintenant, nous étions tout d’abord en relation avec des représentations de cet animal sauvage s’adaptant à l’environement urbain. Durant nos lectures, au moment de l’écriture du projet, au téléphone ou sur internet, lorsque nous avons effectué la demande d’autorisation, à chacune de ces étapes, nous étions encore face à des images. Afin de se préparer et pour éviter tous problèmes, nous nous rendons sur les territoires vulpesiens et nous rentrons dans le détail de nos interventions en apportant des précisions au centimètre et à la minute près. Les amorces (appât sans piège) sont posées. Accompagné par la science de Michel Neff, nous avons approché avec Caroline Henry, ces traces irréfutables de la présence du renard Parisien. Rares sont les images numériques qui rendent compte de la texture des restes d’un gland dans les déjections d’un renard. Comment vous transmettre cette sensation de surprise à la vue de ces plumes de pigeon ? Peut-être en vous racontant que nous sommes comme Icare devant les larmes de cire… Nos descriptions sont bien fragiles.

Pour se rapprocher le plus possible de cette faible variation de vert dans le lierre qui indique une coulée de Renard, nous vous convions à suivre le projet sur le blog : www.vulpevulpe.com puis cliquez sur le coeur…

…À y regarder de plus près, je vous propose de prendre plutôt le temps d’observer ce sol que vous foulez car certainement d’autres sont passés à leurs manières par là.

Pour télécharger la missive_2

27 Oct
2010

renards retards

Nous vous prions de bien vouloir comprendre les multiples retards que le projet Vulpes Vulpes cumule depuis son annonce à l’ouverture de “Naturel brut” le 28 mai. En effet, les diverses demandes d’autorisation et l’inquiétude quand à leurs obtentions ont eu une influence sur l’avancé des expérimentations techniques.

Ainsi le 13 octobre, nous apprenions qu’il fallait attendre le début du mois de novembre pour commencer la capture.

Jusqu’au 13 octobre, nous étions sûr de rien, c’est à partir de cette date que l’équipe prépara très activement ce début de mois de novembre.

L’application pour smartphone n’est pas encore disponible faute de coordonné GPS de renard. Très prochainement nous vous proposerons une version qui simulera son usage.

Nous vous proposons de voir cette interface que notre grand corcule Romain Jacquet perfectionne :

http://www.vulpevulpe.com/interface/index.html

Cette opération repose beaucoup sur le bénévolat de certains, la solidarité et l’engagement de toute l’équipe. Nous composons intimement avec les aller à de la Nature…humaine comprise. Nous vous remercions pour votre patience.

23 Oct
2010

Le lendemain

Suite à la pose des boîtes à fauve (non amorcées) pour habituer les renards grâce à des appâts, nous relèvons les sites.

22 Oct
2010

Pose des boîtes


Le vendredi 22 octobre, Caroline Henry, Michel Neff et Thierry Boutonnier sont allés poser les boîtes à fauves sur les sites inspectés. Les boîtes à fauves ne sont pas amorcées, elles sont juste disposées afin que l’animal s’habitue à leurs présences. Le temps que le goût des appâts (Haddock fumés, biscuits à la figue) remplace nos odeurs, nous aurons certainement reçu les autorisations officielles.

15 Oct
2010

Repérage

Une petite dédicace à Michel Neff qui expose une nouvelle niche biologique à défaut d’être fiscale dans le cadre de la première édition “Land Art Urbain”.

8 Oct
2010

Missive 1

Après des mois de rencontres, de discussions, d’écriture de courriers, d’écoute, d’expérimentations, d’appels, de courriels, le projet VULPES VULPES passe l’étape de l’autorisation afin d’être bientôt sur le terrain.

Selon la loi, il y a le sujet de droit (le propriétaire) et les choses (la propriété), l’animal bien qu’il ait des droits reste une chose. Nous devons être en conformité avec la réglementation au sujet de la capture des animaux classés nuisibles ou pas par la préfecture de Paris. Nous avons donc suivi la procédure. Cette « demande d’autorisation pour la capture, la manipulation et le relâcher de deux renards roux sur la commune de Paris » consiste à expliquer précisément la mise en oeuvre d’un piégeage qui respecte l’hygiène et le cadre juridique. Ainsi la Direction Régionale et l’Interdépartementale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt a sollicité pour avis la fédération des chasseurs ainsi que l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Ils sont favorables, cependant la demande doit être modifiée et complétée.

Dans les méandres de l’administration du sauvage, nous découvrons les subtilités d’un protocole appliqué au vivant. La biodiversité est observée à la lumière d’une administration ou d’un cadre juridique.

De plus le chemin vers le terrier du renard passe par la case «Finance» et elle conditionne le choix de la technique de suivi. Ainsi, nous expérimentons des colliers utilisant un système de géolocalisation par satellites (GPS), ils ont une autonomie importante compte tenu de leurs performances exceptionnelles. Afin de préserver la santé des renards, nous avons apporté des modifications sur les colliers pour qu’ils tombent d’eux-même. Le GPS étant très énergivore et pour éviter toutes malveillantes interactions entre le Citadin et notre couple, nous programmons l’étude selon les comportements nocturnes de Vulpes vulpes, avec des délais et une confidentialité de certains lieux de repos. Capter un réseau devient moins obscur mais cela reste aussi mystérieux que les phéromones de goupil. Nous expérimentons alors pour faire disparaître l’illusion du contrôle. L’application téléphonique est élaborée par Romain Jacquet en parallèle du domptage de satellites.

La prochaine missive racontera en détail les techniques de capture et de pistage employées sur le terrain. Pour le moment, un couple de Renards inconnus arrive à maturité pour des expéditions automnales dans Paris, se laisseront-ils observer avec soin ?

Dans l’attente du courrier définitif qui annoncera le départ pour les forêts urbaines, nous découvrons des pistes où la technique et le réglementaire se mêlent au biologique et à l’écologique afin d’apprivoiser la distance avec le Sauvage.

Télécharger la missive 1

>>> ici

13 Sep
2010

Die wilde Welt

Un article allemand à propos de l’augmentation de la population de Sanglier avec un diaporama à propos des renards Londonien et Berlinois. Ces articles notent les changements de comportements des animaux sauvages en réaction à nos modes de gestion.

Lire l’article >>>

7 Sep
2010

À table dans les Ardennes

Pauline Hubert, docteur eco-ethologue, nous montre grâce à un piège photo son voisin de table. Le commensalisme, la preuve par l’image.

C’est la fin de l’été et nous attendons des papiers pour approcher davantage les renards parisiens.

26 Jul
2010

Promenades urbaines

L’association les Promenades Urbaines organise et anime un réseau de flâneur professionnel afin de faire profiter au public des joies des singularités quotidiennes et autres chemins de traverses.

Ils ont invité le WWF et Thierry Boutonnier à présenter “Naturel brut” et le projet “Vulpes vulpes”.

http://www.promenades-urbaines.com/paris/

17 Jun
2010

vulpevulpe.com

Ouverture du site : www.vulpevulpe.com

En attendant la future application pour téléphone intelligent.